Encore appelé assurance pour retraite, l’assurance vie a pour vocation première le versement d’une certaine somme d’argent aux bénéficiaires en cas de décès ou de survie de l’assuré au terme du contrat.

Cette somme représente régulièrement le remboursement de primes versées par l’assuré depuis sa souscription à cette assurance majoré des intérêts. Alors, que devient cet argent en cas de décès de l’assuré ? Qui en sont de véritables bénéficiaires ?

Le respect de l’ordre successoral

Il est crucial de noter que vous n’êtes pas obligé de préciser un quelconque bénéficiaire de votre assurance vie puisque vous êtes le principal bénéficiaire si les choses se déroulent normalement.

Cependant, lorsque la mort survient vos héritiers en bénéficient. Le simple fait de nommer un bénéficiaire d’une assurance vie met le capital de cette dernière en dehors de votre actif successoral. En tenant compte de l’ordre de succession, on distingue deux aspects en fonction du régime matrimonial :

  • La communauté des biens : ici, le conjoint hérite de l’usufruit de vos biens et les enfants la nue-propriété après la liquidation du régime d’union. Alors, la désignation de vos enfants comme bénéficiaire nécessite l’obtention de l’autorisation de votre conjoint.
  • La séparation des biens : ici, la prudence est de rigueur. Vous devez au préalable vérifier dans votre contrat de mariage si votre épargne vous appartient uniquement ou elle vous est repartie avec votre conjoint. Au cas où votre épargne vous appartient totalement, vos progénitures sont les premiers héritiers de votre assurance vie. Et si vous souhaitez faire bénéficier une tierce personne, leur autorisation est requise.

La désignation d’une personne

Lorsque vous désigne un bénéficiaire qui n’est pas en principe votre ayant droit, il est crucial d’éviter les erreurs sur son état civil.

Il s’agit entre autres du nom, du prénom, de la date et le lieu de naissance, des noms et prénoms des parents naturels… Il n’est pas prudent de diffuser cette information au bénéficiaire.

Néanmoins, vous pouvez avertir votre bénéficiaire bien que cela nécessite assez de réflexion. En principe, le notaire est la personne la plus indiquée pour passer cette information au bénéficiaire après votre mort afin que ce dernier entre en possession de son héritage.

Il est bon de savoir qu’avertissant le bénéficiaire, il peut envoyer une lettre recommandée à votre assureur et cela vous empêche de choisir un autre bénéficiaire sans son autorisation.

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